Garnes – Bergen – Furedalen

Ce matin, il se trouve que la locomotive se préparait en même temps que nous.
Dans Ornicar : petit déjeuner, rangements, habillage.
Dans la loco, le « fireman » était à l’oeuvre pour faire monter la machine en température et de plus en plus de fumée s’échappait de sa cheminée.

Aux premiers coups de siflet (« tchouuu »), nous avons avancé la voiture et sommes garés à la gare de Garnes (environ 50m de la où nous avons dormi).
Le contrôleur a proposé aux filles de leur faire visiter la locomotive.
Le chauffeur leur a fièrement montré comment on alimentait le feu à l’intérieur de la bouilloire. Il nous a indiqué les jauges permettant de contrôler le niveau d’eau ainsi que les indicateurs de pression à surveiller.
Celui qui nous expliquait tout ça, conduisait des locomotives depuis 20 ans. Il a même conduit entre Mulhouse, Belfort et Dijon par le passé !

Le contrôleur, était un homme vraiment très chaleureux, avec un sourire communicatif.
C’est son père qui a restauré la locomotive en 1997-1998. Lui, avait 4 ans à l’époque.
Il a fallu 10 ans de travail, été comme hiver, sous une tente, pour terminer la restauration dans les environs de Bergen.
Le contrôleur est fier de faire vivre le projet de son père en proposant des voyages à bord du train tous les dimanches entre Garnes et Midtun.
Aujourd’hui, était un jour particulier. Un groupe de personnes agées avait réservé le train pour une petite « croisière ». Le contrôleur a toutefois accepté de nous donner des billets pour que nous puissions faire l’aller-retour dans les compartiments en queue de train.

Nous avons ainsi eu l’immense bonheur de voyager… dans le temps : à l’époque où ce train reliait Oslo à Bergen, entre 1913 (date de la loco) et 1970.
Le bruit que fait la loco, même à l’arrêt, vous fait revivre tous les western visionnés dans votre enfance. Avec ses banquettes en cuir, les compartiments devaient être considérés comme confortables pour l’époque.
Le kit d’urgence que l’on trouve dans les vagons est constitué d’une hache et d’une scie !, car tout est en bois, bien évidemment.

Le personnel que nous avons salué ce jour-là était en costume et ne roulait que pour le plaisir de faire partager cette expérience avec nous. Ils ont tous un autre « vrai » travail et ne gagnent pas d’argent avec cette activité.
Merci à eux pour nous avoir offert ce moment.

 

 

Revenus à notre moyen de locomotion bien à nous, nous sommes retournés à Bergen pour profiter du beau temps et grimper par le funiculaire au Mont Fløyen.
Là haut, nous bénéficions d’une vue panoramique sur toute la baie. La forêt est peuplée de sculptures trollesques et les filles s’amusent beaucoup.

 

 

Nous redescendons ensuite pour prendre la route, s’éloigner de la ville pour nous approcher des fjords. Nous dormons sur la route… sur le parking d’une station de ski,
« spot dodo » qui a le mérite de rassembler les qualités suivantes : « jolie vue » + « terrain plat » + « emplacement calme ».

 


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