Arrivée à Bangkok

A notre arrivée sur le sol Thaïlandais, nous sommes accueillis par une chaleur étouffante dès la sortie de l’appareil. Le passage à l’immigration s’est déroulé sans encombre. Une fois notre paquetage sur le dos, il nous faut rejoindre notre Guest-House (maison d’hôtes). Nous prenons le métro aérien. A la dernière station il nous faut prendre un taxi, mais nous n’avons pas le temps de sortir de la station qu’une thaïlandaise nous aborde, discute un peu et nous demande où nous allons. Elle nous conseille de prendre le bus car nous sommes dans les heures de pointe et le taxi va nous couter cher.

N’ayant pas encore oublié la sympathie néo-zélandaise, nous l’écoutons et la suivons jusqu’à l’arrêt de bus. Elle nous quitte à un coin de rue, pas d’arrêt de bus matérialisé. A peine envolée, un homme vient discuter avec nous, nous demande d’où nous venons, où nous nous rendons et ce que nous comptons faire dans le pays. Nous lui expliquons que nous souhaitons aller au Nord. Il nous explique qu’il faut éviter d’acheter son billet de train en gare car il est plus cher en raison des taxes. Il nous conseille d’aller au « Tourist Information ». Par contre demain nous sommes samedi, ça sera fermé pour tout la semaine, et ça ferme dans 2 heures ! Ooooooh miiiiinnnnnnnnce (cf. Dora l’exploratrice) ! Son conseil, y aller en tuk-tuk ! Hop, il y en a justement un qui est arrêté à côté de nous !

A ce moment de la lecture, vous avez sûrement déjà vu la supercherie thai… mais après 15 heures d’avion et une certaine dose de naïveté, nous montons dans la moto taxi. Les filles sont ravies et nous, malgré les sacs de 15 kg sur les genoux, nous sommes contents de démarrer notre aventure asiatique les cheveux dans le vent.

La circulation dans Bangkok est impressionnante. Il faut compter une à 2 voies imaginaires dans chaque sens de circulation. Les motos croisent les serpents de voitures en slalomant. Notre chauffeur nous dépose devant le fameux bureau. A l’intérieur, tout le monde rejoint son bureau pour nous rendre service. Un bureau… sans ordinateur… mais qui fait des billets de train ?!
Un homme insiste pour que l’on vienne vers lui. Il nous demande quand nous souhaitons partir, combien de temps, ce que l’on souhaite visiter… Il nous fait des évaluations de tarifs pour un voyage complet (train, avion, hébergements…) sur le site booking.com via son smartphone. Nous commençons à nous dire qu’il faut partir d’ici car nous perdons notre temps et quand on lui demande juste les billets de train, il arrête de chercher…

Nous nous retrouvons dehors par une chaleur étouffante avec nos sacs à dos. Il est 18h30, il fait noir on est harassés et on doit trouver le moyen de traverser cette ville de plus de 8 millions d’habitants pour nous rendre à notre hébergement. Nous demandons à un tuk-tuk de nous emmener à notre guesthouse, il s’enfuit quand il voit l’adresse, le taxi nous dit que c’est trop loin… Finalement, nous trouvons quelqu’un qui accepte de nous emmener.

Arrivés à presque bon port, nous nous enfonçons dans une petite rue assez sombre. Des gens préparent de la nourriture sur un coin de rue, les chiens errants repartent fièrement avec un os. Nous trouvons le panneau de la guesthouse qui nous emmène dans des ruelles aussi larges que nos sacs à dos. La rue est mal éclairée, nous croisons des habitants qui nous dirigent vers notre auberge. Sur la porte il est écrit « The Best Place to Stay in Bangkok ! » Allons-y… Un jeune homme nous accueille et nous présente notre chambre :
– It’s Ok ?
– Yes, it’s perfect !

Notre seule envie est de poser les sacs et peut-être qu’ensuite nous allons réfléchir. La pièce fait la taille de 4 lits et il y a 4 lits. L’eau et les sanitaires sont en bas. Nous dormons dans la partie en bois, il y a un dortoir situé dans un bungalow de paille. Les lieux sont bâtis sur pilotis, au dessus d’une espèce de marais.
Une passerelle en bois mène à la terrasse au bord de la rivière. Il n’y a pas d’eau potable. Le tout à l’égout est remplacé par le « tout à la rivière ». Cette même rivière où flottent des bouteilles en plastique et autres contenants divers. Nous vénérons le personnel de l’avion pour nous avoir prévu un dernier repas avant l’atterrissage, un peu comme un au revoir et bonne chance !

Mathilde nous dit qu’elle a faim ; il reste 2 barres de céréales dans le sac.

Il est 19h30 ici, 1h30 à Auckland et notre seule envie est de dormir, même si dans cette chambre il doit faire plus de 35°.

 


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