Bangkok – jour 1

Le jour se lève… ah non il n’est que 4h du matin. Oui, mais nous ne sommes plus fatigués. Notre première mission et de trouver un petit-déjeuner. Nous préparons les sacs et arpentons les rues de la ville. Un salon de thé propose des brunchs. Les filles se régalent avec un énorme pancake chocolat-banane. Elles ont raison de tout engloutir, car je ne sais pas quand sera le prochain repas ! Ensuite, nous avons prévu d’aller à la gare. En chemin, nous croisons un varan au bord de l’eau, lui aussi cherche son petit déj…

Nous prenons le bateau pour nous rapprocher du quartier concerné. Un peu comme à Venise, ça nous rappellera des souvenirs… ou pas ! Il est très compliqué de comprendre quel bateau prendre pour aller où et quand ? Une dame nous vend notre aller/retour pour Chinatown et nous embarquons tout seuls dans un bateau en bois. Sur la rivière la navigation est dense. La barque se prend des vagues qui donnent juste l’impression que nous allons couler. Nous avons néanmoins pu voir un nombre incroyable de temples et monuments depuis la rivière.

Une fois arrivés à Chinatown, nous sommes accostés par un habitant qui engage la discussion, puis nous demande avec son plus beau sourire où nous allons et nous conseille d’aller à un « tourist information » plutôt qu’à la gare. Tiens tiens, une impression de déjà vu ! Nous connaissons notre route : il passe son chemin.

Le notre s’enfonce loin des lieux touristiques. Il y a des voitures partout, dans tous les sens. Ca freine, ça klaxonne. Ici les piétons n’ont pas la priorité et il reste rarement suffisamment de place sur les trottoirs pour y marcher. Nous tenons les filles par la main avec une attention maximum. Personne ne vient nous demander s’il peut nous aider, les tuk tuk ne s’arrêtent plus pour nous arnaquer proposer une course.

Les gens préparent à manger sur le trottoir avec des mini-barbecues. Les odeurs de nourriture se mélangent avec des effluves d’eaux usées et de gaz d’échappement. Dans ce Chinatown, les rues sont pleines de mini usines qui fabriquent des pièces de mécaniques. D’autres chargent ou déchargent des sacs de nourriture, des femmes trient des graines de haricots pendant que d’autres mettent en sachet des milliers de tongs. Nous marchons encore et encore jusqu’à la gare.

Sur place, nous retrouvons les « anges-gardiens » à touristes qui nous proposent leur aide en prétendant travailler ici. Nous allons au guichet pour réserver notre train en espérant pouvoir quitter le plus rapidement possible la ville. Hélas, nous ne quitterons pas Bangkok avant le 20 janvier, soit 5 jours sur place. Nous en avons déjà fait 1. Nous décidons de faire le retour à la guesthouse en taxi. Notre projet de demain est de quitter la guesthouse infestée de moustiques et surtout sans climatisation ; La chaleur de la chambre nous étouffe De l’intérieur, les murs en bois sont brûlants.

Chose étonnante, les filles ne ressentent absolument pas les choses de la même façon que nous. Elles ont chaud également, mais ne semblent pas trop en souffrir. Quand nous leur demandons si elles aiment bien cette ville, elles répondent que Oui. Elles sont heureuses de prendre les tuk-tuk. Seul le bruit les dérange un peu. De notre côté, la chaleur nous inhibe totalement, nous n’arrivons plus à réfléchir. On se sent fatigués et oppressés !


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