En route pour la baie d’Halong

Notre journée commence tôt. Afin d’éviter les problèmes de transport en raison du Têt, nous avons choisi de passer par une agence pour faire une croisière dans la Baie d’Halong. 24h sans se soucier des transports, des repas, de la nuit. Nous nous laissons porter.

Un chauffeur vient nous chercher à 6h à notre hôtel. Il faut savoir qu’ici il n’est pas possible de louer une voiture et de la conduire, la location inclus obligatoirement le conducteur (et tout ce qui va avec si vous louez pour plusieurs jours…).
Nous dormons pendant les 2 heures de route qui nous amènent au port d’Hai Phong.

Nous embarquons ensuite dans un petit ferry conduit par une tête brulée. Nous traversons la baie à une vitesse assez impressionnante. Les vagues viennent taper le côté du bateau, c’est assez impressionnant. Tout le monde semble se demander si nous allons arriver sans encombre sur l’île de Cat Ba. Ouf, la réponse est oui !

Nous retrouvons Lou, notre guide pour 24h. Il nous amène au petit port où est affrété notre jonque. Il n’y a que nous à bord. Le capitaine et le cuisinier nous accompagnerons lors de cette promenade maritime. C’est parti !

Plusieurs légendes courent sur la formation de la baie d’Halong. Halong signifie « descente de dragon ». Pour certains c’est un dragon qui serait tombé sur les bateaux d’envahisseurs en les transformant en rochers. Pour d’autres c’est un dragon qui serait descendu pour dompter les courants marins. Sur le plan historique, la région s’est formée il y a 500 millions d’années. Dans certaines grottes, il est possible d’observer des traces laissées par les civilisations préhistoriques.

Pendant la colonisation française, la baie fut exploitée pour ses gisements de houille (1858 – 1954).
Aujourd’hui le site est classé patrimoine mondiale par l’UNESCO. Cette destination étant très touristique, voilà pourquoi nous avons choisi de démarrer notre croisière à l’île de Cat Ba et non depuis Halong.

Nous croisons des villages de pêcheurs. Leurs maisons sont posées sur l’eau et flottent grâce à des bidons en plastique. C’est une manière plus économique d’avoir un « chez soi » car cela évite de payer une taxe d’habitation. Beaucoup de bateaux pêchent le calamar. Nous pouvons les reconnaître grâce aux énormes lampes situées sur le bateau. Cela permet d’appâter l’animal. Les pêcheurs travaillent essentiellement la nuit. Les femmes restent à la maison pour la cuisine, l’entretien. Les enfants vont à l’école sur la terre ferme grâce à un bateau de ramassage scolaire.

Notre jonque navigue calmement entre les rochers. C’est un bateau assez lent, qui ne fait pas de vague. Nous apprécions le calme des lieux. Nous avons de la chance car le soleil nous accompagne, il semble que ça soit assez rare en cette saison.

Le repas de midi sera composé de nems, beignets de poissons, porc caramélisé, riz, légumes… C’est la première fois depuis notre départ que nous avons autant à manger sur notre table (les portions servies sont généralement assez petites dans les restaurants) !
Nous reprenons la route en début d’après-midi en direction d’une petite baie. Notre guide récupère 3 kayaks et nous partons pour une petite excursion. Nous passons dans des grottes, atteignons un lac intérieur où viennent naître les méduses. Ici la marrée est basse l’après-midi et haute le matin pendant la période hivernale. En été, c’est l’inverse. Cela explique pourquoi nous croisons d’autres groupes lors de notre sortie en kayak.

De retour sur le bateau, nous prenons notre douche et reprenons notre farniente sur le pont. Pour le repas du soir, le cuisinier aura pêché un poisson, des petits calamars, des palourdes…
Nous accostons dans une baie où seuls des rochers nous entourent. C’est le silence total et nous décidons d’aller nous coucher.

Au réveil, nous constatons que nous avons passé la meilleure nuit de notre voyage. Après le petit déjeuner, nous partons visiter une ferme de pisciculture. Notre guide nous fait visiter les lieux en donnant quelques explications.
Ici vivent des retraités de l’armée, des pêcheurs et des touristes souhaitant vivre une aventure au plus près des vietnamiens. Les gens mangent des poissons qu’ils pêchent en mer. Ceux qui sont élevés (mérou, king fish…) sont destinés à l’exportation vers la Chine.

Le temps avance et dans une heure notre belle croisière se termine, il faut donc rentrer à l’île de Cat Ba. Cela nous laisse un léger goût d’inachevé car nous aimons prendre notre temps pour observer, prendre des photos et parfois faire 3 fois le tour des lieux. Mais lorsque l’on réserve avec une agence, c’est elle qui impose les règles.

Même si nous avons bien profité, nous sentons que le temps est chronométré pour tout. C’était le prix à payer pour éviter la foule de touristes à Halong.


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2 réponses pour “ En route pour la baie d’Halong ”

  1. Bonjour la p’tite famille!
    J’adore regarder vos photos et lire les commentaires en sirotant mon café ( bon, celui-là!) du matin!
    Votre périple est bien passionnant et il me semble que les filles grandissent à vue d’œil!
    Bonne continuation et bise à vous 4
    Edith

  2. Bon pour Nico et moi, c’est notre coup coeur…. Les paysages sont somptueux… Il manque la super photo des filles sur les transats en train de contempler la baie…… Votre séjour a Halong me semble avoir été hyper bien organisé… Ca donne trop envie!!!!

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